Merci à vous de m’avoir autant aimé

Bonjour, je m’appelle Ponny et voici une petite partie de mon existence.

Cette histoire commence un beau jour de juillet. Ma maîtresse triste de ne plus voir Micky, décide en accord avec mon maître d’avoir un autre chat. C’est de l’autre côté d’un petit village vosgien du nom de Darney qu’ils sont venus me chercher.
Je n’avais pas 1 mois et selon les dires de la famille où vivait ma maman, l’adoption de plusieurs chatons était devenue une urgence. Dans cette belle maison du style villas, vivaient deux dobermans qui ne pensaient à rien d’autre que de faire de nous (petits chatons), leur petit déjeuner.
C’est donc par un bel après-midi de juillet que je débarquai d’un engin qui faisait un drôle de bruit et qui m’avait donné la nausée tout le long du voyage. C’est beaucoup plus tard, lorsque je fis la connaissance d’un personnage en blouse blanche nommé vétérinaire que j’appris le nom de ce drôle d’engin. Une voiture. D’ailleurs, je n’aimais ni la voiture, ni le vétérinaire. Allez savoir pourquoi…?
Je fus assez triste de quitter ma maman et mes frères et sœurs. Cependant, j’oubliai bien vite cette première période de mon entrée dans le monde. Car, si ma nouvelle maison était plus petite et n’avait absolument rien à voir avec le monde où je vivais, celle-ci était beaucoup plus chaleureuse!
Comme je n’étais pas encore sevrée, ma maîtresse devait me donner le biberon. Ce n’était certes pas le nid douillet de ma maman où je pouvais sans réserve activer mes petites papattes afin de faire monter le lait dans ses mamelles, mais c’était agréable. C’était une autre sensation… oui, et cette sensation-là, croyez-moi, je l’aimais déjà beaucoup…
J’étais heureuse de faire toutes les bêtises qu’un chaton de mon âge aimait faire. Sibelle, la femelle berger allemand avait accueilli mon arrivée pas d’un très bon œil au début. Pourtant, très vite elle m’avait adoptée et nous devinrent de vraies complices. Elle me servait souvent de transport. Elle était un peu mon taxi à moi… tantôt je m’agrippais à ses oreilles, tantôt s’était à sa queue… une vraie crème cette chienne. Rien à voir avec les 2 molosses d’où je venais. Lorsqu’à 11 ans, mes maîtres avaient été obligés de l’endormir, quelle peine pour moi. Heureusement, il y avait les filles Marianne et Stéphanie qui m’avaient permis d’oublier Sibelle.
Un dimanche matin, juste avant un pique-nique, mes maître avaient abordé une conversation un peu étrange au sujet d’un chat nommé Micky qu’il avaient perdu depuis quelques mois. Mon maître en allant au pain, semblait l’avoir aperçu aux abords d’un village, quelques kilomètres plus loin.
« Je savais bien qu’il était toujours en vie! » c’était exclamée ma maîtresse.
En entendant ces mots, aussitôt une sorte de tristesse envahie mon petit corps de chaton. De folles idées avaient traversé mon esprit… Je n’étais pas tranquille. Sans cesse des questions comme: « m’aimeront-ils toujours une fois le chat en question revenu au bercail? Et lui, sera-t-il gentil avec moi? M’aimeras-t-il comme compagnon de jeu?
Tristement, je les regardai par la fenêtre du salon quitter la maison, la mine réjouie. Un sourire d’espoir flottait sur le visage de ma maîtresse. Et moi, désespérément, je pris place sur le canapé et m’endormis afin de ne plus penser à rien.

EH oui, j’avais un autre compagnon de jeu, car c’était bien Micky le chat fugueur qu’ils avaient retrouvé au bout de 6 mois d’absence. Nous avons passé 10 belles années a faire les clowns, à faire rire nos maîtres. A se faire des papouilles, on se lavait mutuellement… Et lorsque les fêtes de Noël arrivaient, quelle joie de jouer avec les boules, les guirlandes… eh oui, il fallait bien aider notre maîtresse comme on pouvait! lol
Le 24 décembre 1999, parce qu’une méchante voisine avait horreur des chats, (depuis plusieurs années nous ne pouvions pas circuler sereinement sans risquer de se faire prendre dans ses horribles pièges. C’est ce qui est arrivé à mon compagnon… mon adorable compagnon qui m’avait tant donné, qui m’avait protégé, qui m’avait rapporté la moitié de toutes ses chasses…)  dans les bras de mon maître, j’ai vu partir mon Micky. Plus tard, mon maître était revenu… il était revenu seul. C’est à ce moment que j’ai compris que je perdais encore un ami. J’étais tellement désespérée que j’en avais perdu presque tout mon poil. Tout l’amour que ma maîtresse éprouvait pour Micky, c’est à moi qu’elle le donna
. Avant cette tragique histoire, elle m’aimait déjà très fort, et j’en était tellement heureuse que désormais, elle était devenue pour moi, tous mes amis perdus… elle était devenue, ‘MA MAMAN’!

C’est pourquoi aujourd’hui, je m’adresse à elle afin de lui dire de ne pas pleurer. Afin de lui dire combien auprès d’elle j’ai eu une superbe et longue vie. Afin de lui témoigner toute ma reconnaissance de m’avoir autant aimé et d’avoir apporté au cours de mon existence tout ce qu’un petit compagnon est en droit d’avoir… une belle vie pleines de joie et de bonnes choses. Câlins, bisous, caresses et beaucoup d’attention. Et j’ai eu tout ça auprès de toi… auprès de vous mes maîtres. Je souhaite à tous les chats, les chiens et tous les petits animaux de compagnies une vie… une belle vie comme j’ai vécue la mienne!
Merci à vous de m’avoir tant aimé. Ponny